July 09, 2012 at 11:51 pm. Shared by Gael
Selon une information du site du «Point», la police s’est rendue lundi dans les bureaux de la société d’Emmanuel Chain et Thierry Bizot, indépendante de TF1. Elle était à la recherche des bandes des enregistrements audio diffusés sur TF1 dimanche soir. Toutefois, les enquêteurs sont repartis les mains vides. «Ils y sont allés pour se faire remettre des éléments du montage et le reportage mais il ne s'agit pas d'une perquisition», a-t-on expliqué au parquet de Paris. Interrogé par «Le Point», Emmanuel Chain s’est dit confiant: «Nous avons pris toutes les précautions pour protéger nos sources», a-t-il indiqué.
La diffusion dans l’émission «Sept à huit» d’extraits des tractations entre Mohamed Merah et les forces de l’ordre lors du siège de son domicile à Toulouse en mars dernier, a suscité de nombreuses réactions. Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête préliminaire pour «violation du secret de l'instruction». L'enquête a été confiée à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale). Les responsables de TF1 vont notamment être convoqués mardi par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
Les avocats des familles des victimes se sont indignés de cette diffusion où l'on entend Mohamed Merah expliquer posément sa manière de procéder, ses voyages au Pakistan et en Afghanistan, son look-une «ruse» pour tromper les policiers- ou encore son refus de se rendre et son acceptation de la mort. Me Mehana Mouhou, avocat de la famille d'Imad Ibn Ziaten, première des sept victimes de Mohamed Merah, envisage de porter plainte contre TF1 pour «recel de violation du secret de l'instruction». Aucune plainte n'a, pour l'heure, été reçue par le parquet de Paris.
Harry Roselmack, présentateur de l'émission, a dit à l'Associated Press qu'il «s'attendait à des suites judiciaires» mais «qu'il n'allait pas commenter des plaintes». «Nous avons passé ce document car le devoir de tout journaliste est d'informer, avec responsabilité. Nous avons expurgé de ces enregistrements toutes les références à ces tueries, mais nous sommes conscients du choc qu'ont pu avoir les familles des victimes en entendant Mohamed Merah. Le document que nous avons diffusé anticipait largement la susceptibilité et la douleur des familles. Je ne vois pas quels éléments sont irrespectueux pour les victimes», a précisé le journaliste de TF1.
Source : 20 Minutes
Articles similaires
Ils en parlent sur Twitter