NewsLes "Cannabis Socials Clubs" : les cultivateurs de cannabis veulent se faire déclarer

Les "Cannabis Socials Clubs" : les cultivateurs de cannabis veulent se faire déclarer

January 06, 2013 at 5:00 pm. Shared by Jérémy Garandeau

Des petits groupes de cultivateurs de cannabis français, les "Cannabis Social Clubs", souhaitent déclarer leur activité dans les préfectures au mois de février prochain. A visages découverts, ils cultivent leurs plants sous la surveillance de la police.
"Legalize it Don’t Critisize it" chantait Bob Marley en parlant du cannabis. Depuis 2009, cette chanson pourrait bien être l’hymne des "Cannabis Social Clubs" français, ces petits groupes, estimés entre 150 et 200 dans l’Hexagone, qui ont pour objectif de faire pousser et de partager des plants de cannabis. Les cultivateurs de ces groupes ont bien l’intention de déclarer leurs pratiques dans les préfectures au mois de février prochain.

Mais pourquoi vouloir se déclarer alors qu’on sait très bien que les poursuites pénales pour ce genre d’activité sont lourdes (l’article 222-35 du code pénal explique que la production ou la fabrication de stupéfiants sont punies d’une amende pouvant aller jusqu’à 7 500 000 euros accompagnée de 20 ans de réclusion criminelle) ? "Nous voulons imposer notre activité", a expliqué Dominique Broc, porte-parole national du projet, relayé par 20 Minutes. "Nous produisons pour protéger notre société des effets pervers des mafias qui sont en train de s’implanter sur le territoire pour produire du cannabis, souvent frelaté, à grande échelle et le revendre à nos enfants" a-t-il ajouté. Jardinier de profession, Dominique Broc a décrit son activité et son "Cannabis Social Club" de Touraine qui compte 16 personnes partageant les frais. Une vraie coopérative. "Chacun au prorata de sa consommation paye en fonction de son besoin au prix de revient", a-t-il déclaré.

Fermés aux mineurs, ces clubs comptent des personnes ayant toutes des métiers à côté. Dans le "club" de Dominique, on peut donc compter un médecin, un chauffeur de taxi mais aussi une femme malade fumant "avec l’aval de son médecin". Ces fumeurs sont bien conscients que la police les surveille...

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Photo d'illustration - Crédit Photo : Creative Commons
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