NewsLes virus Stuxnet et Flame? Obama suspect n°1

Les virus Stuxnet et Flame? Obama suspect n°1

June 09, 2012 at 3:02 pm. Shared by Gael

Le site du Figaro a révélé, jeudi 7 juin, des informations de haute importance concernant le virus Stuxnet, celui-là même qui visait à détraquer le programme nucléaire iranien. Selon le journal, un livre qui vient de paraître aux États-Unis lève le voile sur une affaire qui débute en janvier 2009 dans le bureau du président des USA de l'époque, George W. Bush. Celui-ci convoque son futur successeur Barack Obama pour un entretien lors duquel est évoqué une priorité absolue pour les États-Unis qui doit perdurer une fois l'élection d'Obama entérinée : la cyberguerre contre l'Iran doit continuer.


Et “Olympic Games” devint Stuxnet


Pour cela, une arme fatale a été créée, un virus d'une puissance inégalée du nom d' “Olympic Games” (Jeux Olympiques) mais plus connu du grand public sous le nom Stuxnet. Durant deux ans, il va causer des dégâts considérables notamment en modifiant la vitesse de rotation des moteurs de centrifugeuses au sein de plusieurs centrales près de Téhéran. Contrairement à sa réputation d'homme de paix, Obama va s'investir dans ce combat à 100% : “Jamais [...] un président n'avait été impliqué d'aussi près dans l'escalade pas à pas d'une attaque contre les infrastuctures d'une nation étrangère”, relate David Sanger, rédacteur au New York Times et auteur du livre en question.


Obama veut frapper plus fort


En 2010, le virus échappe à ses créateurs et un ingénieur iranien le libère involontairement sur le Web : il devient alors Stuxnet. Barack Obama décide alors de tout arrêter de peur que le programme ne revienne hanter les USA par effet Boomerang. Mais le président actuel ne s'arrête pas là et autorise deux nouvelles attaques de ce type, grâce à une version améliorée de “Jeux Olympiques”, nommée “Flame”. Nouvelle réussite, puisque le virus détruit mille exemplaires de centrifugeuses iraniennes ultramodernes. Certains ingénieurs iraniens commencent à douter, d'autres sont limogés et c'est tout le programme nucléaire du pays qui s'enraye. Résultat, d'après le journaliste du New York Times, tout le calendrier nucléaire de l'Iran a été retardé d'un an et demi à deux ans.


De quoi laisser aux instances internationales le temps de pratiquer d'éventuelles sanctions dans le but de faire revenir le régime iranien sur sa décision de se doter d'une bombe nucléaire. Le rôle d'Obama dans cette incroyable histoire aurait donc été majeur et dévoile une facette relativement méconnue du président-candidat à sa propre réélection, à la fin de l'année.

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