June 27, 2012 at 6:42 pm. Shared by Josie
Luka Magnotta : un couac de la police canadienne ?
Selon les déclarations du propriétaire d’un ancien appartement loué à Luka Rocco Magnotta, arrêté à Berlin après une fuite en Europe, ce dernier était déjà recherché par la police.
L'horreur aurait-elle pu être évitée ? Selon le journal montréalais La Presse, la police était déjà sur la piste de Luka Rocco Magnotta avant le meurtre et le démembrement de l'étudiant chinois Jun Lin. Une information révélée grâce au témoignage d'un ancien propriétaire d'un appartement où aurait habité le "dépeceur de Montréal".
Sous anonymat, le propriétaire relate au quotidien comment la police lui a téléphoné deux mois avant le présumé crime de Luka Magnotta pour le questionner. "La police a appelé et je leur ai dit qu'il était parti à Toronto", a expliqué le propriétaire au journal, précisant que son interlocuteur faisait partie d'un corps policier ontarien mais qu'il ne se rappelait plus lequel. "Ils ont simplement demandé où il se trouvait". Or, les enquêteurs sont tombés dans une impasse car si l'ancien acteur porno a bien affirmé qu'il retournait vivre à Toronto, il louait en fait un autre logement à Montréal dans le quartier Côte-des-Neiges, la même où il aurait tué et démembré Lin Jun.
"Un gars ordinaire"
Même s'il n'a jamais su les raisons exactes de cet appel, le propriétaire comprend que la police de Toronto enquête sur le jeune homme depuis plus d'un an car il était soupçonné de cruauté envers les animaux. Luka Magnotta avait en effet déjà fait parler de lui sur Internet il y a deux ans en publiant des vidéos dans lesquelles il asphyxiait des chatons en les emprisonnant dans un sac plastique où les donnait en pâture à un python. L'ancien strip-teaseur avait alors fait l'objet d'une plainte de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l'Ontario.
D’après le bailleur, les forces de l'ordre avaient presque réussi à le retrouver : "Je crois qu’ils étaient sur sa piste", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Je me suis dit que j’étais content qu’il soit parti puisque la police le recherchait ". Interrogé sur son ancien locataire, il décrit alors un "gars ordinaire qui n'avait pas l'air d'un pouilleux". "Par le passé, j'ai accepté des personnes qui ont saccagé mes appartements, alors je faisais attention à qui je choisissais", a attesté l'homme avant d'ajouter que Magnotta, arrêté le 4 juin à Berlin, était quelqu'un de tranquille qui parlait avec ce qui semblait être un accent de l'Europe de l'Est. Une description très loin du tueur sadique à tendance narcissique dépeint par les médias lors de sa traque par Interpol.
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