June 29, 2012 at 5:09 pm. Shared by Jonathan
Le Français François Hollande, comme à l’issue de chaque rencontre internationale – le G8, le G20, le sommet de l’Otan- , s’auto-décerne un brevet de bonne conduite. Il aurait rempli les objectifs qu’il s’était fixés.
Certes, les deux pays latins en proie à de fortes tensions sur leurs taux d’intérêt ont obtenu que le Mécanisme de stabilité financière puisse prêter directement aux banques nationales et que les fonds de sauvetage puissent acheter directement de la dette souveraine. Le résultat est immédiat ce matin: les taux reculent fortement dans ces deux pays. De son côté, Le président français à obtenu un pacte pour la croissance à hauteur de 120 milliards d’euros – largement à partir d’initiatives préparées depuis des mois par la Commission.
Pourtant, même si l’Allemagne semble avoir consenti à des concessions, à moyen terme, c’est bien le consensus en vigueur outre-Rhin qui s’en trouve conforté.
Car l’aide européenne sera, comme l’a redit Angela Merkel, conditionnelle et soumise à un contrôle. Elle suppose de fait que Madrid et Rome suivent à la lettre les prescriptions budgétaires de Bruxelles – et donc de Berlin. De même, les fonds que les Européens espèrent mobiliser pour pousser la croissance ne s’élèvent qu’à 1% du PIB de la zone. Et encore faut-il que le secteur privé joue le jeu… Autant dire que, malgré le satisfecit de François Hollande, cela ne changera pas grand chose.
En vérité, sous couvert de concessions allemandes, c’est bien l’Union budgétaire, l’Union de la stabilité, comme on dit à Berlin, qui est renforcée. Le fédéralisme budgétaire est en marche. Le Parlement français s’en rendra compte dès cet automne, lors de la discussion du budget. La souveraineté nationale dans les pays faibles de la zone euro est en voie d’amoindrissement.
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