June 20, 2012 at 12:28 am. Shared by Vci
Trois candidats s'affrontent mercredi 20 juin lors de l'élection du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, à savoir le président sortant Christian Jacob, Xavier Bertrand et Hervé Gaymard, tous trois anciens ministres. L'ancien ministre radical Jean Leonetti a envisagé de concourir avant de renoncer mardi.
Les 194 députés UMP éliront leur représentant, une fonction influente. Christian Jacob, proche du secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, et Xavier Bertrand, allié de l'ex-premier ministre François Fillon, seront les deux principaux prétendants à ce scrutin interne considéré comme le premier acte de la lutte pour la direction du parti. Car derrière le duel Jacob-Bertrand se profile la lutte Copé-Fillon pour le contrôle du parti.
L'élection, qui est programmée mercredi entre 11 et 12 heures dans un bâtiment annexe de l'Assemblée, a lieu à bulletins secrets. Si aucun des candidats n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, un second tour sera organisé dans la foulée du dépouillement, seule la majorité relative étant alors requise. Le nom du vainqueur devrait donc être connu au plus tard vers 13 h 30, selon le groupe UMP.
PROFESSION DE FOI
Les trois candidats sont issus des rangs de l'ex-RPR. Dans la profession de foi qu'ils ont envoyée à leurs pairs, ils ont mis en avant leurs priorités. M. Jacob entend ainsi incarner "un quinquennat de combat, de résistance et de reconstruction". Le gaulliste Hervé Gaymard s'est engagé à être "impartial" dans la future bataille pour la présidence du parti et le match Copé-Fillon. De son côté, Xavier Bertrand met lui en avant la nécessité d'une opposition "combative et résolue" à l'Assemblée, promettant d'être un président de groupe "à la fois autonome et représentatif".
Il propose aussi que "le mandat de président de groupe soit remis en jeu à mi-mandat, c'est-à-dire en janvier 2015".
Dans une lettre commune, MM. Gaymard et Bertrand ont demandé mardi après-midi que l'élection de mercredi soit précédée d'une réunion du groupe UMP afin que chacun des trois candidats "puisse présenter pendant quelques minutes son projet". Une demande restée sans suite, une réunion du groupe étant déjà programmée dans l'après-midi.
DÉBAT SUR LA DROISATISATION
Mercredi après-midi, c'est justement le moment choisi par les responsables de l'UMP se réunir en bureau politique. Objectif : débattre, et faire le point sur la stratégie et la ligne politique à suivre dans l'ancienne formation majoritaire. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a pris les devants en plaidant mardi pour "une prise de parole la plus large possible", afin que "chacun dise ce qu'il a sur le coeur", comme au lendemain de la défaite aux régionales de 2010. Après deux défaites électorales en un mois, le débat risque d'être animé.Le débat devrait se porter essentiellement sur la question de la ligne politique adoptée par Nicolas Sarkozy, soit la droitisation du parti, aujourd'hui remise en question par l'aile modérée du parti, tels les anciens ministres François Baroin ou Alain Juppé.
Mais les élus de la Droite populaire, ce "collectif" situé à l'aile droite de l'UMP, récusent les accusations des modérés qui dénoncent "la dérive droitière" du parti. Pour eux, un recentrage serait une erreur.
Les vices-présidents du groupe UMP également élusLes députés UMP sont également appelés à voter mercredi matin, séparément, pour les deux premiers vices-présidents du groupe. Seuls les sortants Bernard Deflesselles (ex-DL) et Christian Kert (ex-UDF) sont candidats. Ils font un ticket, comme sous la précédente législature, avec Christian Jacob.
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