July 22, 2012 at 5:40 pm. Shared by Damien_68
Seul face au chrono, Bradley Wiggins affole les compteurs, à Besançon d'abord où il endosse le maillot jaune, puis hier, à Orléans, avec une moyenne de 50 km/h. Si proche des années Indurain, quand l'Espagnol écrasait les chronos et se montrait en retrait en montagne. Le scénario de la victoire du Britannique était, quant à lui, huilé, écrit d'avance par les ingénieurs de la Sky, son équipe, et tenu à la lettre par Bradley Wiggins... Et ses coéquipiers.
Les hommes en noir, qui ont protégé leur leader pendant 15 jours, ont tous leur place dans cette victoire, s'évertuant à maîtriser l'allure, à empêcher toutes les attaques, à dégoûter les adversaires. Meilleure illustration, les quatre ascensions de la 11e étape qui ralliait Albertville à La Toussuire où tous ses coéquipiers ont mené le groupe maillot jaune : le Norvégien Edvald Boasson Hagen durant environ 56 kilomètres au col de la Madeleine, l'Allemand Christian Knees (12 km), les Australiens Michael Rogers (47 km) et Richie Porte (6 km) pour finir avec Christopher Froome (12 km).
L'une des images les plus marquantes du Tour reste justement cette ascension finale, à La Toussuire, où Bradley Wiggins ne peut tenir face à l'accélération de Christopher Froome. Une scène que le Tour revivra dans les Pyrénées, à Peyragudes, et qui n'est pas sans rappeler la rivalité entre Bernard Hinault et l'Américain Greg LeMond, alors coéquipiers dans l'équipe La Vie claire, en 1985. Moins à l'aise dans les Pyrénées, Bernard Hinault voit Greg LeMond revenir et, surtout, montrer sa supériorité au contre-la-montre suivant.
Mais Hinault remporte son cinquième Tour en faisant une promesse à Greg LeMond : "L'an prochain, ce sera toi." Greg LeMond remportera en effet le Tour suivant. De quoi donner des idées à Christopher Froome ? Le patron de la Sky, Dave Brailsford, tempère : "On reviendra plus fort l'année prochaine. Ce n'est qu'un commencement."
Pour Bradley Wiggins, à 32 ans, les spécialistes lui donnent encore deux à trois ans pour briller. D'abord dans le contre-la-montre olympique, chez lui à Londres, et, pourquoi pas, l'an prochain sur la Grande Boucle. Mais au vu des prétendants, le Tour 2013, qui partira depuis la Corse, ne devrait pas être une balade des Anglais aussi tranquille que cette année.
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